Généralité :
C’est un arbre, à port pyramidal, d’une hauteur allant jusqu’à 30 m., 10 à 15 m. en culture pour un étalement de 6 à 9 m. Il est originaire d’Amérique, plus précisément des Etats-Unis, du Texas, de la Virginie et même de la Floride.
L’arbre a été introduit en Europe au XVIIIe siècle.
C’est probablement l’amiral Roland-Michel Barrin de la Galissonnière qui l’importa en France depuis le port de Paimboeuf en aval de Nantes en 1711.
Une vingtaine d’années plus tard, René Darquistade, maire de Nantes, plante cette essence dans les serres de sa propriété de La Maillardière aux Sorinières au sud de Nantes.
Le jugeant alors sans intérêt, il décide de l’abattre. Il est sauvé de justesse par l’épouse du jardinier qui le fait planer dans les dépendances du château où, trouvant un terrain favorable, il finit par se développer et fleurir.
Les pépiniéristes nantais réussissent ensuite à le multiplier par marcottage aérien.
Plus tard, Chateaubriand va décrire le laurier-tulipier dans son roman Atala.
Description :
Son feuillage est persistant. Ses feuilles sont entières à bord lisse, de forme obovale. Elles sont vert brillant sur la surface supérieure, velues, tomenteuses et souvent roux ferrugineux sur la face inférieure.
Ses fleurs apparaissent assez tardivement sur les arbres arrivés à maturité. Elles durent tout l’été, de juin à septembre, voire novembre si les conditions météorologiques sont favorables.
Les fruits, ovoïdes, ressemblent un peu à un cône de conifère. D’abord vert jaunâtre, ils rougissent peu à peu tandis que ses follicules s’entrouvrent pour dégager de petites graines dures de couleur beige.
En résumé :
Voilà ce que votre jardiner pouvait vous narrer sur le Magnolia grandiflora.
Votre jardinier